Les liens de cette page conduisent à certains textes incorporés dans le Manifeste progressiste, chacun de ces textes tendant à clarifier certains types nouveaux de progrès à prévoir pour le long terme.

– La nature du progrès à long terme en général:

   Par opposition au progrès qu’on cherche à obtenir tout de suite ou dans le court terme, le progrès à long terme comporte l’idée d’avancées qui, en plusieurs étapes, deviendrait finalement satisfaisantes. Il est alors très possible que les étapes à long terme comportent des innovations conceptuelles que nous ne connaissons pas encore. L’idée de progrès à long terme combine l’efficacité et la profonde originalité, en plus de son caractère relativement pacifique, ou non violent. Voir le progrès sur le long terme en général.

– Le respect de la différence:

   Les progrès du féminisme ont mis en évidence l’existence de difficultés conceptuelles d’aspect incontournable dès que la question se pose de savoir quelle sorte d’égalité et quelle sorte de différence les femmes doivent revendiquer. En effet, elles ne se contentent pas d’une égalité abstraite; elles veulent l’égalité de droit et de fait. Cependant la question demeure: quelle différence veulent-elles faire reconnaître? Cette difficulté, qui a été mise en évidence dans le cas des revendications féministes, peut également apparaître dans le cas de toute personne qui voudrait faire reconnaître ce qui serait sa différence. Cela rejoint ce qui est décrit ici comme le droit général à la dissidence. Voir le respect de la différence et la  Lettre ouverte aux féministes.

– Le respect des groupes:

   L’idée éthique et politique du respect des groupes en général est nouvelle. Elle consiste en la reconnaissance des cultures morales en général, qu’il s’agisse de nations, de peuples, de peuplades ou même de groupes religieux ou idéologiques. Une telle reconnaissance implique, du point de vue éthique, l’importance de l’attitude d’aide envers les groupes plutôt que l’attitude traditionnelle, et encore habituelle, de méfiance et de confrontation. Voir le respect des personnes et des groupes dans leur autonomie.

– La démocratie mondiale:

   La démocratie mondiale est un projet d’ordre à la fois éthique et politique, et à long terme. Elle a pour membres les groupes humains sans restriction, ce qui en fait un objectif d’aspect utopique bien que, considérée sur le long terme, elle ne soit pas irréaliste. La démocratie mondiale suppose le respect des groupes et des dissidents, individus ou groupes. Voir la démocratie mondiale et un éclaircissement sur le respect des groupes par la comparaison avec le respect des personnes.

– Le principe éthique de non-condamnation:

   Ce principe consiste à rejeter toute condamnation morale comme étant contraire à l’éthique du respect des personnes et des groupes dans leur autonomie. Il découle logiquement des définitions données ici du respect et de l’autonomie. Voir l’importance de ne pas condamner moralement et l’attitude de condamnation.

– La déculpabilisation:

   Le rejet éthique de toute culpabilisation résulte logiquement du principe de non-condamnation. La culpabilité est considérée ici comme un concept religieux et moral dépassé. Cela signifie que la responsabilité est comprise différemment. Elle ne va plus de pair avec la culpabilité, mais elle consiste justement, au contraire, à ne pas exagérer la responsabilisation des humains dans la mesure où on leur accorde le droit à l’erreur et qu’on ne les considère pas réellement doués d’un parfait libre arbitre. Voir une tendance observable à la culpabilisation, la liberté du point de vue de la science actuelle et la liberté reconsidérée.

– Le droit à la dissidence:

   Ce droit n’a jamais été reconnu comme tel. Cependant il découle de la définition qui est ici donnée à l’autonomie. Il s’agit du plus fondamental des droits, celui sur lequel aucun autre droit ne peut prévaloir. C’est pourquoi il est ici appelé pro-droit, ou droit radical. Il est le droit que l’individu ou le sous-groupe peut, sur une base éthique, opposer à l’État abusif. Voir le droit à la dissidence.