Les prises de position des scientifiques sont elles-mêmes problématiques. Par exemple, les recommandations faites par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ne sont pas à l’abri de la critique. C’est à la demande du G7 que ce groupe a été formé par des organismes de l’ONU. Certains des experts mandatés ont critiqué les conclusions du rapport en mettant en cause la crédibilité scientifique du GIEC étant donné les soubassements politiques des motivations de membres du Groupe 1. Et, de toutes façons, les conclusions d’un rapport fait de façon objective ne pouvaient que refléter les incertitudes des scientifiques en ce qui concerne des sujets aussi complexes et, en tout état de cause, ce genre de rapport relève a priori de préoccupations humaines dans lesquelles les considérations politiques ne pouvaient être absentes. Tout cela fausse le jeu de la discussion rationnelle et démocratique. 

1 Cf. Christopher W. Landsea, Bruce A. Harper, Karl Hoarau et John A. Knaff, « Can We Detect Trends in Extreme Tropical Cyclones? », dans Pour la Science, vol. 313, no 5786, 2006, p. 452 – 454. 1