Cependant un autre aspect du respect des groupe est le respect de la personne dissidente, y compris lorsqu’elle entend constituer une nouvelle culture morale. Il y a là, en germe, une transformation radicale de toutes nos conceptions de la morale ou de l’éthique. Le vocable respect est alors pris en un sens profondément renouvelé. Nous parlerons de respect des personnes et des groupes plutôt que, par exemple, de tolérance ou de droits de l’homme (du moins, tels qu’on les a compris jusqu’à présent). En effet, le respect consiste non seulement à reconnaître l’autre (personne ou culture morale),  mais aussi, autant que possible, à l’aider à se développer harmonieusement elle-même, ce que la simple tolérance ne fait pas ni n’appelle, tandis que les droits de l’homme ne concernent pas comme tels le développement entier et harmonieux de l’autre. Ce type de respect n’a jamais été nettement mis en application dans les sociétés humaines en général, jusqu’à présent. Établir une véritable situation de respect entre les personnes et entre les groupes représente ainsi un objectif ambitieux pour le long terme de l’humanité à venir. Pour en arriver là, il nous faut d’abord faire une critique radicale de ce qui est ici appelé l’éthocentrisme, nom ici donné à l’attitude d’irrespect la plus répandue dans l’histoire en général, y compris à l’époque actuelle..                            

L’éthocentrisme

Le droit à la dissidence