John Stuart Mill anticipe, avant la lettre et avec plus d’un siècle d’avance, l’idée de la croissance zéro. Il fait ainsi la critique d’un certain progrès matérialiste prônant la course à la richesse économique. Il ne voit pas ce type de progrès comme une fin en soi valable [1].

   L’idée de progressisme à long terme retient cette critique, qui va dans le même sens que celle du pseudo-progrès à court terme. Ce n’est, en effet, qu’à court terme qu’il est nécessaire de se donner les bases économiques de l’organisation humaine mondiale. À long terme, le développement économique pourra être vu comme la base permettant de développer bien d’autres objectifs et valeurs de l’humain envisagé globalement.
 

[1]Cf. « Pauvreté et exclusion » par Jean-Jacques Gouguet, dans Encyclopedia Universalis (en ligne, le 11 décembre 2009). Précisions en ce qui concerne la base documentaire du Manifeste.