Une théorie du mathématisable consiste à mettre en rapport les perceptions et les gestes de l’enfant de 12 à 24 mois avec les développements mathématiques de l’humanité actuelle. Ce que l’enfant ne peut percevoir correspond alors exactement, par une série de transformations naturelles, avec ce qui n’est pas mathématisable actuellement. Si nous admettons que chez l’enfant le perceptible correspond chez l’humanité au mathématisable, c’est-à-dire à ce qui admet une modélisation mathématique, alors au moyen d’un calcul idéométrique on peut trouver ce qui est non mathématisable par correspondance à ces trois sortes d’objets imperceptibles :

Théorie du mathématisable
   Ce qui est imperceptible pour l’enfant   Ce qui n’est pas  mathématisable actuellement pour les chercheurs 
1) Ce qui est proche de l’enfant mais hors de son champ immédiat de vision incluant l’intérieur de son corps ; sa mère peut l’aider à le trouver ou à l’identifier avec des mots d’encouragement. Une nouvelle sorte d’objet, ou de théorie scientifique qui peut être découverte mais requiert au préalable d’autres découvertes mathématiques : l’humanité pourra y accéder progressivement tout en obtenant des résultats significatifs par différentes applications mathématiques, certains étant obtenus par correspondance idéométrique, ce qui encouragera les chercheurs à poursuivre une telle quête.
2) Ce qui est intérieur au corps ou à l’esprit d’autres personnes ; dans ce cas, seul le langage peut permettre de savoir ce dont il s’agit : l’enfant pourra ainsi apprendre à reconnaître les intentions des personnes qui l’environnent Une nouvelle sorte d’objet, théorème ou théorie mathématique qui est peut-être susceptible d’être actuellement découverte, mais qui nécessite d’abord l’approche idéométrique : l’idéométrie permet alors d’en avoir une idée par analogie exacte avec ce qui, dans le modèle de l’enfant, correspond à de telles idées ou réalités pensées par les autres, par exemple, en interprétant comme mots d’encouragement ce qui apparaît à l’humain comme découvertes originales.
3) Ce que l’enfant ne pourra percevoir que dans le futur, lorsqu’il aura développé le potentiel réel de le percevoir, par exemple les arbres, les maisons et les véhicules, etc. à l’extérieur de la maison qu’il habite : il est sûr que le langage jouera alors un rôle essentiel pour l’enfant qui lui permettra de reconnaître quoi, comment et pourquoi ;

 

Une nouvelle sorte d’objet, théorème ou théorie mathématique qui n’est pas encore effectivement concevable (cf. Tableau idéométrique des potentialités, 3ième et 4ième colonnes) dans les capacités actuelles des chercheurs : l’idéométrie sera nécessaire pour prévoir de telles potentialités tout en les intégrant dans une perspective générale de ce qui est ou sera mathématisable. Elle permet dès maintenant alors de se faire une idée, par exemple, de l’importance de certaines découvertes futures, soit toutes sortes d’objets ou d’idées mathématiques que les mathématiciens actuels n’ont encore jamais pu imaginer autrement que par une analogie exacte comme celles qui est esquissée ici.