Un suffrage universel

En plus d’expliquer ce qu’est le Référendum pour une Société de Toutes les Nations, Audrey raconte ici comment elle s’y est prise pour convaincre dix-sept de ses amis de souscrire, ce qui représente onze nouvelles nations, dont la première nation autochtone Abitibiwinni.

(…)

D’abord, précisons ce qu’est une nation. La STN la définit comme « tout groupe d’appartenance prioritaire indépendamment de toute caractéristique militaire, économique, territoriale, etc. » 1 L’Organisation des Nations Unies n’utilise pas la même définition et de cette façon, elle n’en reconnait qu’environ deux cents et exclue celles qui sont moins grandes et puissantes. De plus, celles qui ont leurs places dans l’organisation font partie, en quelque sorte, de clubs privilégiés ayant utilisé leurs avantages politiques, leurs influences et leurs rapports de force pour y arriver.

Or, puisque l’ONU ne répond pas à mon souci d’équité, j’ai souscrit fièrement au Référendum en croyant qu’un jour, l’organisation aura l’ampleur requise pour donner voie à tous ces peuples ignorés. Je crois que chaque souscription est un petit pas vers une révolution positive, car quand on souscrit, on s’engage à un respect planétaire. Le geste est petit, mais les possibilités sont immenses.

L’ONU a établi en 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme où on déclare que tous les êtres humains sont respectables. J’appuie la STN dans l’idée que si tous les membres de la famille humaine sont respectables, les nations que les hommes composent doivent l’être également. C’est avec cette optique que j’ai amené dix-sept amis à joindre le référendum. Ces onze nouvelles nations qu’ils représentent sont maintenant reconnues par le Cegep de Granby comme nation égale à toutes autres. J’ai également joint et convaincu par courriel un membre du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni, Steve Rankin, de la communauté de Pikogan en Abitibi.

Je crois qu’il est également important de soutenir la STN, car elle offre la possibilité à de nouvelles nations de naître. Les groupes actuels ont évidemment débuté un jour par un seul membre, qu’on appelle singleton. Ensuite, d’autres individus se sont joints à lui pour alors créer une micronation. Il est possible de fonder un nouveau groupe, d’en quitter un pour en rejoindre un autre; c’est le droit à la dissidence et la STN le respecte. Plusieurs amis se sont inscrits au référendum sous la nation naturiste. Bien qu’ils soient nés québécois, leur sentiment d’appartenance prioritaire se rapporte au groupe naturiste où la culture consiste, selon la fédération naturiste internationale, en « une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par une pratique de la nudité en commun, qui a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et le soin pour l’environnement 2». L’histoire et l’existence du groupe naturiste sont peu connues aujourd’hui, car il est tenu dans l’ombre et diabolisé par des nations plus puissantes généralement religieuses. Cette nation est née en Allemagne au début du 20e siècle. Aujourd’hui, on ne parle plus du naturisme comme une micronation, car, selon la fédération québécoise de naturiste, il y a des dizaines de millions d’individus naturistes à travers le monde 3. Le groupe naturiste serait beaucoup plus grand aujourd’hui si on lui avait permit de se développer, comme le fait la STN aujourd’hui, en la reconnaissant comme égale à toutes les autres nations.

Certains m’ont fait valoir qu’il n’y aurait jamais assez de territoire pour chaque nation afin que toutes cohabitent en paix. Or, l’article 3 de la STN rappelle que « les membres doivent respecter les groupes en général et toutes les personnes qui en sont membres 4.» Comme le dit,  Yvon Provencal : « Le respect mutuel des groupes implique la fin des conflits territoriaux 5.» Une cohabitation harmonieuse est également possible quand on intègre la nouvelle idée de l’usufruit qui consiste au fait d’habiter une zone en profitant des ressources, mais sans la détenir, car ce privilège n’appartiendrait pas a une nation en particulier, mais bien à l’ensemble du monde. Ce serait donc la STN qui aurait la nue-propriété.

Finalement, que dire de plus sinon que le Référendum pour une Société de Toutes les Nations s’avère être la solution pour les nations mal reconnues en général. Bien sûr, je ne pense pas avoir fait le tour de la question, mais puisque la STN respecte les droits des groupes et qu’elle laisse place aux nations émergentes, je crois qu’elle devrait être considérée à la place de l’ONU en tant que version homologue améliorée. Mais d’abord, la population devra continuer à souscrire au référendum pour atteindre une majorité mondiale et lui donner enfin le pouvoir de s’élever. Comme l’a dit si bien Antoine de Saint-Exupéry : « L’avenir tu n’as pas à le prévoir, tu as à le permettre 6. »

1«Pour une Société de Toutes les Nations » , [En ligne], http://touteslesnations.yprovencal.profweb.ca/, Page consultée le 1er mars 2011. Retour1

2 «Fédération naturiste Internationale», [En ligne], http://www.inf-fni.org/userfiles/files/Statutes%20F.pdf, Page consultée le 26 février 2011. 2

3 «Fédération québécoise de Naturisme », [En ligne], http://www.fqn.qc.ca/monde.htm, Page consultée le 26 février 2011. 3

4 «Pour une Société de Toutes les Nations», [En ligne], http://touteslesnations.yprovencal.profweb.ca/, Page consultée le 26 février 2011. 4

5 «Pour une Société de Toutes les Nations», [En ligne], http://touteslesnations.yprovencal.profweb.ca/, Page consultée le 26 février 2011. 5

6 «Proverbes et Citations», [En ligne], http://www.proverbes-citations.com/cit1.htm#Avenir, Page consultée le 1er mars 2011. 6