Une société au plein sens du terme

Soyons une société au plein sens du terme :

adoptons une attitude d’entre-aide

 

[… ] Si l’on s’intéresse au système judiciaire, par exemple, on remarque de grands changements. En effet, il fut un temps où l’on condamnait selon le « œil pour œil, dent pour dent », alors que de plus en plus on tente de prendre en considération les circonstances de l’acte.

[…]

Personnellement, je soutiens le Projet Felix culpa. Je crois en effet qu’il est injustifiable de culpabiliser tel que nous le faisons actuellement, c’est-à-dire en se basant principalement sur notre indignation ressentie qui repose rarement sur une pensée rationnelle. De plus, je crois qu’il serait beaucoup plus bénéfique pour notre société de tenter d’aider ceux que l’on appelle criminels.

[…]

Probablement que peu de gens diraient que l’inventeur de l’automobile est coupable de tous les décès reliés à son invention pourtant, selon ce raisonnement, il devrait être aussi coupable que celui qui conduisait l’automobile […] : celui qui a conduit trop vite, provoqué un accident et tué quelqu’un, ne pourrait-il tout de même pas apporter quelque chose de bien à la société au cours du restant de sa vie? […]

[…] l’indignation représente une forme de rejet d’autrui qui est en fait basé sur bien peu de chose. Par exemple, une personne maladroite qui commet une erreur sera bien souvent davantage rejetée qu’une personne adroite ayant commis la même erreur. On comprend donc que cette réflexion est basée sur une certaine discrimination qui est pourtant un concept jugé immoral de nos jours. On sera donc porté à punir les maladroits au détriment de leurs qualités. C’est pourquoi le Projet Felix culpa vise à déculpabiliser les coupables. Prenons l’exemple de Guy Turcot : il a bel et bien tué ses enfants, mais rien n’indique qu’on ne peut pas lui apporter de l’aide pour qu’il puisse en retour continuer à exercer ses fonctions […]

Il ne faudrait pas, entre autres, oublier de prendre en considération tous les cas extrêmes, qui nous amèneront à nous poser d’autres questions importantes telles que : que faire d’un individu qui fait le mal pour le mal? Ou encore : est-il réellement possible de venir en aide à tout le monde et que faire s’il arrive que ce soit impossible?

Guillaume Grenier