Lorsqu’on parle de l’information traitée par un programme d’ordinateur, il s’agit d’une information codée qui constitue une partie des conditions préalables d’un système. L’information génétique est de ce type, de même que celle qui se trouve emmagasinée dans les bibliothèques. En tant qu’incorporée dans les conditions initiales (ou conditions préalables) d’un système, elles sont directionnelles. Associées aux lois de base, elles exercent une sorte de causalité qui est capable de déterminer les états réellement possibles d’un système. On peut qualifier de physico-mathématique ce type d’information. 

            Un second type d’information est d’ordre physico-cognitif. Cette information porte sur le temps réel et sur ce qui est effectif. Par exemple, la donnée du moment présent est une information physico-cognitive. On obtient en effet une telle information par la connaissance de ce qui existe effectivement. On peut remarquer qu’aucune structure mathématique connue ne peut fournir ce type d’information de façon absolue, c’est-à-dire sans s’appuyer sur une autre donnée qui équivaut elle-même à un moment du temps effectif. Par le fait même de la connaissance du moment présent, la connaissance de ce qui s’est réalisé effectivement parmi les différentes possibilités réelles constitue également une connaissance ou une information de type physico-cognitif. Celle-ci rend possible, à son tour, de découvrir ce qui demeure du potentiel réel et, du même coup, de découvrir de nouvelles possibilités effectives. 

  Les types d’information et la science moderne 

            La mécanique quantique nous a appris qu’il existe en fait deux types de connaissance. La première est de type physico-mathématique et est fournie par l’équation du mouvement de l’onde de probabilité quantique. La seconde est d’ordre physico-cognitif et est fournie par le principe de réduction du paquet d’onde. Par exemple, l’expérience des trous de Young comporte une information du premier type concernant les probabilités initiales de présence du photon aux différents endroits de l’écran où il pourra être capté et où il pourra laisser une trace visible. Une information du second type se trouve acquise lorsque l’expérimentateur prend connaissance de l’endroit de l’écran où le photon est effectivement capté.

           Moyennant certaines conventions appropriées, ces deux types de connaissance peuvent être vus comme codifiables en deux types d’information correspondant. 

            Les connaissances acquises au cours de l’histoire relèvent en droit de l’information physico-mathématique et de l’information physico-cognitive. Il en va de même dans le cas de l’évolution globale. Chaque nouvelle époque s’est révélée comme un apprentissage à la fois physico-mathématique et physico-cognitif pour l’humain, qui prend ainsi conscience de lui-même en tant qu’il comporte tel ou tel caractère et en tant que cela lui apparaît effectivement à tel ou tel  moment, celui-ci se notifiant par une date ou une époque de l’histoire.

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