Nous prendrons l’expression de « conscience effective » au sens d’un événement effectif de conscience. Cette conscience, à proprement parler, n’a aucune fonction. Elle existe. La plupart des animaux en sont pourvus, mais elle ne sert pas à leur survie ni à leur reproduction. C’est sans doute pourquoi les chercheurs la trouvent si énigmatique, voire mystérieuse1. Dans cette section, il s’agira de clarifier progressivement le concept de conscience effective tout en surmontant en particulier ce qui en lui présente les principales difficultés sémantiques, méthodologiques, épistémologiques et ontologiques et même éthiques.

1 Le chercheur Steven Pinker par exemple, qui l’appelle « conscience sensible », la décrit comme l’aspect « énigmatique » de la conscience (Comment fonctionne l’esprit, op. cit., p. 144). Jean-François Dortier écrit pour sa part : « la conscience reste encore pour une large part un « mystère » » (Le cerveau et la pensée, op. cit., p. 370). Dans ce dernier cas encore, c’est la conscience effective qui est visée. 1