Mimétisme: oiseau

Mimétisme: oiseau

Mimétisme: insecte

Mimétisme: insecte

Les humains et, sans doute, plusieurs espèces animales sont souvent trompés par la ressemblance quasi parfaite de certains insectes avec une brindille ou une feuille morte, ou encore par le stratagème ingénieux d’une orchidée qui, par ses formes et ses couleurs, reproduit l’aspect un insecte. Le mimétisme peut s’expliquer sommairement au moyen de la théorie de l’évolution. Il tire son origine d’une légère ressemblance qui est d’abord purement fortuite, puis la précision s’améliore de façon progressive en relativement peu de temps du fait de la sélection naturelle[1].

Mimétisme: poulpe

Mimétisme: poulpe

Ce processus évolutif est en fait un ajustement progressif par essais et erreurs à partir d’une amorce décisive due au potentiel réel. Celui-ci aura continué ensuite de fournir des « essais » diversifiés. Les meilleurs essais se sont trouvés à simuler les formes perceptuelles inscrites dans l’organisme de ceux qu’il s’agissait de tromper. S’il s’agissait de tromper des vertébrés, par exemple, il y aura eu compétition entre la faculté mimétique de tromper et la faculté mentale permettant de prendre en défaut le stratagème. Ce processus de coévolution se sera développé au point où la ressemblance est devenue saisissante. C’est ce qui est apparu logiquement, en particulier, au « prédateur » potentiel qu’est l’humain lui-même. La sélection permet d’ajuster le mécanisme, mais le potentiel réel de produire le mécanisme et les variantes est nécessairement présupposé. Nous constatons que, dans ce cas, le télos du processus de développement évolutif prend un double aspect, soit l’efficacité de la tromperie, d’une part, et la capacité cérébrale d’une espèce évoluée qui avance vers plus d’intelligence.


[1] Cf. par exemple, Stephen Jay Gould, La foire aux dinosaures, op. cit., p. 280.